J'ai eu une révélation ce matin!!J'explique le contexte : moi. Je mange des Taillefine Fruit and Form en lisant L'Est Républicain, grand quotidien national (sisi je vous assure y'avait Cécilia l'autre jour).
Page 2, rubrique "Evénements" : une page enière consacrée aux mouvements sociaux qui ont secoué la cité ducale et le reste du pays, plus spécialement le blocage du campus lettres.
Alors là je lis le petit descriptif fait par le ou la journaliste présent, curieux de comprendre davantage les motivations de mes camarades étudiants, et là j'ai ressenti ce petit frémissement au bas des reins, comme celui que Laurent Boyer a dû avoir en découvrant d'immense stars de la chanson, des futurs grands.
Passages choisis :
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" Le blocage fait peur, mais les cours de CAPES sont assurés, les accès aux salles informatiques et à la bibliothèque"
Me voilà rassuré^^ moi qui avait peur que celà empêche les étudiants de lettres avec un minimum d'avenir professionel de suivre leur cours!! "Le blocage ce n'est pas prendre les autres en otages, c'est un moyen d'action efficace", lance une deuxième"
Je reconnais bien là l'esprit littéraire et l'attachement tout naturel de ces personnes au vrai sens des mots, mais malheureusement les Immortels ont parlé :"OTAGE n. m. XIe siècle, dans l'expression prendre en ostage, « héberger ». Dérivé d'hôte.
1. Personne qu'une armée, un gouvernement livre à la partie adverse ou détient, en garantie de l'exécution d'un traité, d'une promesse, etc. Les fils du roi François Ier furent livrés en otages. Servir d'otage. Des otages fusillés par l'occupant en représailles après un attentat. 2. Personne, choisie en général arbitrairement, que des individus détiennent de force et menacent de tuer, pour contraindre une collectivité, un État à céder à leurs exigences. Le juge d'instruction fut pris en otage par le prévenu. Des terroristes ont pris en otages les passagers de l'avion. Par affaibl. Des usagers pris en otages par les grévistes."
Diantre!!Puisque d'Ormesson et Giscard le disent...quant au moyen efficace d'action je suis sûr qu'Ingrid Bettancourt appréciera et que les FARC acquièsceront.
Le meilleur pour la fin: " "La liberté collective ne se résume pas à la somme des libertés individuelles", clame un troisième"" Quesaquo?un transfuge de la fac de mathématiques ayant quelques problèmes en algèbre?Mais non voyons!!C'est LA révélation de ce matin : nous avons à la fac de lettres de Nancy, en plus d'un prix Goncourt des lycéens, un génial théoricien de la liberté, apparemment d'inspiration marxisto-lénénisto-trostko-sartro-totalitariste...aussi si cet intellectuel à la pensée vive et brillante passe par cette modeste page je l'invite à se faire connaitre, cacher un tel esprit métaphysique trop longtemps n'est jamais très facile ni bon pour la santé.